Nous avons appelé notre fils « Goulven ». Nous nous sommes partagés les rôles pour lui donner ce prénom. Pour ma part, j’ai fait un gros travail de lobbying en faveur de ce prénom. Quant à Tiphaine elle a choisi la prononciation.
Mais il m’arrive parfois de douter quant à ce choix. En effet, ce n’est pas un prénom très courant et qui ne sera pas toujours facile à porter. Surtout que, petit à petit, de Goulven nous sommes passés à l’affectueux « Gougou » quand nous parlons de lui. Je ne suis pas sûr que ce soit un surnom des plus élégants mais il va devoir s’y faire. Nous en voudra-t-il un jour (à moi en particulier) de l’avoir prénommé ainsi ? J’espère que non.
Mais, ce n’est pas un prénom qui vient de nulle part. Il est ancré en Bretagne dans un coin pas très loin de ses racines géographiques bretonnes. C’est le nom d’un saint breton qui a une histoire et dont un village porte le nom. Une ville qui possède l’un des plus beau et plus surprenant clocher de Bretagne plantée au milieu de l'un des plus beaux sites naturels du Nord-Finistère. Ce prénom a déjà été utilisé par la famille Caraës. Un grand-oncle du grand-père de Goulven a porté ce prénom. Bref, ce prénom a toute une histoire et une géographie. J’espère que tout cela permettra à Goulven de défendre son prénom s’il doit le faire.
Mais une chose me dit que finalement cela ne devrait pas être trop difficile. En effet, le lundi qui a suivit le baptême du petit, nous sommes passés dire un petit bonjour à Kamel au marché de Lesneven. Tout d’un coup, j’entends derrière moi une voix d’Afrique Noire qui m’interpelle. Je me retourne et tombe nez-à-nez avec le voisin de marché de Kamel, vendeur de maroquinerie de son état. Après quelques secondes de flottement je compris le sens de sa question. Il voulait savoir pourquoi notre enfant portait le nom d’une ville. Je me suis alors lancé dans une explication sur le pourquoi du comment de Goulven : le saint, le nom de la ville, le nom des villes en Bretagne, les « Plou » (paroisse) ; les « Tré » (trèves de paroisse), les « Lan » (monastère), etc... Je ne suis pas sûr qu’il ait intégralement compris ce que je lui ai dit car j’étais un peu décontenancé. Je ne m’attendais pas à ce qu’on me pose cette question même si j’y avais réfléchi un peu auparavant. En tout cas cela m’a permis d’étaler ma culture, d’informer quelqu’un sur nos particularismes régionaux et surtout de dialoguer avec quelqu’un avec qui je n’aurais imaginé parler un jour. Je forme le vœu que son prénom offre de telles opportunités à notre fils. Une chose est sûre, nous devrons lui donner l’enseignement nécessaire pour « défendre » son prénom.
Voilà, je vous ai exposé mon doute quant au choix du prénom de notre « petit bout ». Et vous qu’en pensez-vous ? Est-ce que mes doutes sont fondés ou je me fais des idées ? Nous attendons vos commentaires à cet article.
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